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L’Institut d’Etudes Occitanes appelle à manifester

Le tribunal administratif de Montpellier condamne des panneaux portant la mention du nom d’une commune en occitan.

L’Institut d’Etudes Occitanes appelle à manifester

L’Institut d’Etudes Occitanes appelle à manifester le dimanche 12 décembre à 11 heures du matin devant la mairie de Villeneuve-Les-Maguelonne. De là partira un passacarriera jusqu’aux panneaux mis en cause. Un apéritif revendicatif achèvera ce rassemblement.

Soyons nombreux, ce dimanche, à défendre la présence publique de l’occitan, à l’entrée de nos villes, dans nos quartiers, dans nos rues…

 

Le droit de pratiquer une langue régionale ou minoritaire, dans la vie privée ou publique, constitue un droit imprescriptible reconnu par les Nations Unies et L’Unesco.

Le respect de la diversité linguistique et culturelle est un des principes fondamentaux de l’Union Européenne reconnu par la Charte des droits fondamentaux.

L’occitan a le statut de langue officielle en Catalogne et bénéficie d’une protection constitutionnelle en Italie. La France se doit de respecter, chez elle, ses engagements internationaux et de garantir par la loi le respect de principes qu’elle proclame à l’extérieur : la promotion de la diversité linguistique et culturelle, l’égalité de valeur entre toutes les langues du monde, la tolérance et la considération des différences, et ce quel que soit le nombre de locuteurs.

Pierre Bréchet
Président de l’Institut d’Etudes Occitanes

Archaïque ! Le patrimoine toponymique historique occitan censuré.

Article du 26/10/2010.

Le tribunal administratif de Montpellier condamne des panneaux portant la mention du nom d’une commune en occitan.

Il invoque notamment “le fait de ne pas employer la langue française pour toute inscription ou annonce destinée à l’information du public, apposée ou faite sur la voie publique, dans un lieu ouvert au public ou dans un moyen de transport en commun”, le manque de “fondement historique” d’une “traduction en langue occitane” et le risque pour la circulation routière (sic).

 

La contradiction est frontale avec les justifications du Ministre de la Culture pour refuser l’adoption d’un cadre législatif garantissant l’usage des langues régionales de France. Il affirmait récemment : “Le cadre légal actuel permet une présence […] des langues régionales dans l’espace public : […] par exemple de signalisation routière ou urbaine, qui du moment qu’ils le sont aussi en français, peuvent être […] en langue régionale.” CE/1503/LTO. Mensonge, monsieur le Ministre ! Ce jugement réaffirme l’insuffisance de la règlementation actuelle et l’impérieuse nécessité d’une loi claire et moderne pour les langues régionales de France.

Outre cela, se trouve désavoué et directement menacé, le choix politique fort de nombreuses municipalités d’afficher leur langue régionale dans l’espace public. Conscientes de leur patrimoine, elles sont très nombreuses parmi les villes occitanes, celles du Pays basque, de Bretagne, de Catalogne nord ou d’Alsace à manifester leur volonté de rendre à la langue, et au-delà aux locuteurs de ces langues, une place quotidienne dans l’espace public.

Nous engageons, nos concitoyens et particulièrement nos élus à manifester leur soutien à la municipalité de Villeneuve les Maguelone en adoptant en signe de solidarité une délibération portant réalisation d’une enquête linguistique à fins de restitution de la forme authentique du nom de leur commune. A tous s’impose l’urgence de réclamer un cadre légal pour nos langues.

Pierre Bréchet
Président de l’Institut d’Etudes Occitanes

 

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