Le mot du Président de l’IEO

Le mot du Président de l’IEO

Le bilinguisme précoce, un enjeu majeur pour le développement cognitif de l’enfant.
La transmission de la langue à la petite enfance, un enjeu majeur pour la survie de la langue occitane.

Aujourd’hui, les scientifiques s’accordent sur les bienfaits du bilinguisme précoce (0–3 ans) pour le jeune enfant. Il stimule son éveil et influe de façon positive sur son développement cognitif. Ils s’accordent aussi sur le fait que la construction d’un bilinguisme équilibré dépend étroitement de l’âge de démarrage, le plus tôt étant le mieux.
Pour qu’un bébé devienne bilingue, il faut lui permettre un contact régulier et stimulant avec chaque langue, en veillant plus particulièrement à la langue minorisée, celle qui est peu ou pas parlée dans la société.

La langue occitane est présente partout en Occitanie, à travers les personnes qui la parlent encore bien sûr (même si leur nombre continue à diminuer) et ceux qui la comprennent mais aussi à travers les noms de lieux, la musique, la littérature, les médias et même Internet.

Mais elle est en danger même si elle résiste et la question de sa transmission est une question majeure et décisive pour son avenir.
Une nouvelle génération est prête à prendre cet avenir en charge mais il faut qu’elle puisse trouver dans la société les structures, les informations et les outils nécessaires qui l’aideront dans cet acte volontariste.

C’est l’un des défis à relever de notre siècle.

L’occitan est un bien collectif. Il concerne ceux qui le parlent et ceux qui souhaitent, bien que n’étant pas locuteurs, que d’autres, qui viendront après eux, puissent le parler.

Pierre Bréchet,
président de l’Institut d’Études Occitanes

 

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